
À Kinshasa, la suspension du porte-parole des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) a suscité une réaction ferme du chef de l’État. Réuni en Conseil des Ministres le vendredi 2 janvier 2026, le Président Félix-Antoine Tshisekedi a rappelé avec gravité que toute prise de parole officielle a fortiori lorsqu’elle émane d’une institution stratégique comme l’armée, engage l’image, la crédibilité et l’unité de la Nation.
Sans détour, le chef de l’État a dénoncé des propos tenus sur la chaîne nationale et jugés discriminatoires, soulignant qu’ils sont incompatibles avec les valeurs républicaines et l’éthique de responsabilité attendues d’un haut responsable public. « La parole publique engage l’État dans ce qu’il a de plus essentiel : sa crédibilité, son autorité morale et sa capacité à rassembler », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
Félix Tshisekedi a dans le même élan validé les mesures disciplinaires prises à l’encontre de l’officier concerné, insistant sur la nécessité d’une communication maîtrisée, réfléchie et respectueuse. Il a appelé l’ensemble des responsables civils et militaires à faire preuve de retenue, particulièrement sur des sujets sensibles touchant à la sécurité nationale, à la cohésion sociale et au vivre-ensemble.
Pour prévenir toute récidive, le Président de la République a enfin instruit le Ministère de la Communication et des Médias de renforcer les mécanismes de coordination de la parole gouvernementale. Une manière de rappeler que dans un contexte national et régional fragile, la communication officielle doit demeurer un levier de stabilité et de confiance et non un facteur de fracture. Pour mémoire, le général Sylvain Ekenge avait tenu, le 27 décembre sur les antennes de la RTNC, des propos à caractère discriminatoire, entraînant sa suspension ainsi que celle du journaliste ayant conduit l’entretien.
