
Une nouvelle étape pourrait bientôt s’ouvrir pour l’agriculture togolaise. Le soja produit au Togo est en passe d’accéder au vaste marché chinois selon des déclarations récentes de l’ambassadrice de la Chine au Togo Wang Min. La procédure d’homologation serait entrée dans sa phase finale, laissant entrevoir à court terme, une ouverture commerciale majeure pour cette culture devenue emblématique des exportations agricoles togolaises.
Déjà solidement implanté sur le marché européen, notamment dans le segment du soja biologique, le Togo a progressivement structuré sa filière grâce à l’organisation des producteurs à l’amélioration des standards de qualité et au respect des normes internationales. Cette reconnaissance à l’export confère au soja togolais une crédibilité croissante, fruit d’un travail de longue haleine mené aussi bien par les agriculteurs que par les autorités publiques.
L’éventuelle entrée sur le marché chinois représenterait un changement d’échelle pour la filière. Premier importateur mondial de soja, la Chine absorbe une part dominante des échanges internationaux afin de répondre aux besoins de son industrie agroalimentaire et de son élevage. Pour le Togo, ce nouveau débouché pourrait stimuler les investissements agricoles, encourager la transformation locale et renforcer les revenus des producteurs, tout en diversifiant les partenaires commerciaux du pays.
Cette perspective s’inscrit dans le cadre plus large du partenariat stratégique global scellé entre Lomé et Pékin en 2024, à l’issue du sommet du FOCAC, sous l’impulsion du président chinois Xi Jinping et du président du Conseil togolais Faure Gnassingbé. Portée par une forte croissance des échanges bilatéraux et par la politique chinoise de droits de douane nuls pour les produits africains éligibles, la coopération sino-togolaise continue de se renforcer. Si aucune date officielle n’a encore été annoncée, les autorités chinoises confirment que la dernière étape technique est en cours, laissant espérer un aboutissement prochain à ce projet porteur de promesses.
Par Ben AMSINI
