
À Washington, la République Démocratique du Congo et le Rwanda ont franchi une étape déterminante en validant officiellement ce 04 décembre l’accord de paix signé initialement en juin sous médiation américaine. Cette cérémonie solennelle, tenue en présence de plusieurs chefs d’État africains et de représentants de l’Union africaine, marque un tournant diplomatique pour une région meurtrie depuis trois décennies par les tensions et les cycles de violence. Pour de nombreux observateurs, cet acte symbolise une volonté renouvelée de stabilisation et de rapprochement.
Le président américain Donald Trump, qui a personnellement piloté les négociations a mis en avant la portée stratégique de cet engagement. Selon lui, l’accord ouvre une dynamique inédite fondée sur l’interdépendance économique entre Kinshasa et Kigali. « La paix durable dans la région passe par une coopération renforcée. La RDC et le Rwanda ont choisi de bâtir ensemble plutôt que de s’affronter », a-t-il déclaré, saluant la confiance qui semble s’être installée entre les deux dirigeants.
Paul Kagame, président du Rwanda a insisté sur la dimension de responsabilité collective qui accompagne ce pacte. Il a rappelé que l’avenir du processus dépendra essentiellement de la fidélité des deux parties à leurs engagements. « Nous porterons la responsabilité si cet accord échoue. Nous voulons croire en un avenir plus stable et plus prospère », a affirmé le chef d’État rwandais, invitant les deux nations à tourner la page des antagonismes.
Félix Tshisekedi, président de la RDC a quant à lui souligné la sensibilité et la profondeur de ce document qui combine à la fois des garanties de sécurité, le respect de la souveraineté nationale et un cadre d’intégration économique régionale. Il considère cet accord comme « un nouvel horizon offert aux peuples des deux pays », et comme une base solide pour réduire l’influence des groupes armés et reconstruire la confiance dans la région des Grands Lacs. Une approche qui nourrit l’espoir d’une paix durable, longtemps attendue.
Par Ben AMSINI
