
À Marseille, les projecteurs se rallument ce mardi soir pour une affiche aux allures de rendez-vous décisif. Balloté depuis le début de sa campagne européenne, l’Olympique de Marseille aborde la réception de Newcastle avec un impératif : relancer son destin en Ligue des champions. L’ombre des grandes nuits du Vélodrome plane sur cette rencontre, rappelant l’épopée de 2004 où les Olympiens avaient renversé les Magpies dans une atmosphère inoubliable.
Sportivement, les dynamiques s’opposent. En Ligue 1, Marseille avance avec assurance, porté par une attaque retrouvée et une série encourageante de succès. Mais sur la scène européenne, le tableau est plus sombre : trois petits points en quatre journées et des occasions manquées face au Sporting Lisbonne et à l’Atalanta. Conscient de l’urgence, Pierre-Emerick Aubameyang l’a reconnu dès le week-end dernier : « On doit prendre des points, c’est maintenant ou jamais. »

Roberto De Zerbi, lui, veut croire au sursaut. Le technicien italien assume et rappelle que rien n’est perdu. Avant deux déplacements en Belgique et un choc annoncé contre Liverpool, l’OM doit d’abord affronter un Newcastle solide, porté par un milieu classé parmi « les plus complets d’Europe ». Le souvenir du doublé mythique de Didier Drogba en 2004 accompagne encore les couloirs du Vélodrome, rappelant que Marseille sait se transcender quand tout semble vaciller.

Ce mardi, le stade sera plein, vibrant comme lors des plus grandes soirées. Et malgré un adversaire redoutable capable de battre Manchester City mais souvent en difficulté loin de ses bases, l’OM s’accroche à ses certitudes. Mason Greenwood, étincelant depuis son arrivée, incarne cette lueur d’espoir. À l’approche du coup d’envoi, une conviction demeure : Marseille n’a jamais été aussi dangereux que lorsqu’il joue dos au mur.
Par Ben AMSINI
