
Dans une capitale où l’avenir semble parfois vaciller entre espoir et incertitude, un frémissement particulier a traversé Kinshasa ce samedi 22 novembre. Autour d’un brunch de travail soigneusement orchestré, le ministère de la Jeunesse, plusieurs entreprises publiques et privées ainsi que des partenaires techniques et financiers se sont réunis pour préparer un rendez-vous que beaucoup attendent comme une bouffée d’air : le Village des Opportunités. Sous la présidence du vice-Premier ministre, représentant la Première ministre, la rencontre a pris des allures de conseil stratégique où chacun, lentement mais résolument, s’est engagé à ouvrir de nouvelles portes aux jeunes Congolais.
Au cœur de cette séance, la ministre de la Jeunesse, Grâce Émie Kutino, a pris la parole avec une douceur ferme : un pays qui ne tend pas la main à sa jeunesse se condamne lui-même à l’immobilité. « La jeunesse ne demande que des opportunités », a-t-elle rappelé, comme une évidence que l’on aurait trop longtemps oubliée. Son appel, presque solennel, insistait sur la nécessité d’unir les forces de l’État au secteur privé pour offrir non pas des promesses, mais des réponses durables.
Les échanges ont mis en lumière un constat partagé : le Village des Opportunités, prévu du 3 au 5 décembre au stade Tata Raphaël, n’est pas un simple événement. C’est un pari collectif, une passerelle fragile mais précieuse entre un présent parfois étroit et un avenir encore à construire. Les participants, conscients du poids des attentes ont souligné l’importance d’un partenariat solide, un tissu de coopération qui doit résister aux doutes, aux lenteurs et à cette inquiétude diffuse qui hante une jeunesse en quête de place et de reconnaissance.
Dans un contexte où chaque décision peut devenir une lumière ou une ombre, le Village des Opportunités se présente comme un espace conçu pour apaiser et inspirer : un lieu où se croisent l’emploi, l’entrepreneuriat, la formation et l’espoir. Une plateforme où les jeunes pourront toucher du doigt des chemins nouveaux, comme autant de promesses d’un futur moins redouté. Lorsque la réunion s’est achevée, un sentiment subtil demeurait dans l’air : la certitude que la jeunesse congolaise porte une force immense et que le pays n’a plus le droit de détourner les yeux de ce potentiel qui ne demande qu’à éclore.
Par Ben AMSINI
