
Le Sénat togolais se met en ordre de bataille pour son premier exercice budgétaire. Hier, mardi 25 novembre, la chambre haute a tenu sa deuxième séance plénière de la session ordinaire consacrée à la ratification de ses sept commissions permanentes. Cette étape marque la dernière phase organisationnelle avant l’examen du projet de loi de finances 2026, actuellement à l’étude à l’Assemblée nationale.
Réunis au Palais des congrès, les sénateurs ont adopté à l’unanimité la composition des commissions permanentes, conformément aux articles 32 et 35 du règlement intérieur. Le Président de l’institution, Barry Moussa Barqué, a souligné que ces structures constituent « le moteur central de l’activité parlementaire » et garantissent la qualité des travaux législatifs. Avec l’installation des bureaux des commissions, le Sénat se prépare à entrer pleinement dans l’analyse détaillée des textes budgétaires.
Cette organisation intervient alors que l’Assemblée nationale examine déjà le budget 2026, projeté à 2 740,5 milliards FCFA, soit une progression de 14,4 % par rapport à l’exercice précédent. Les députés ont entamé une revue approfondie des allocations et des priorités, en présence des ministres chargés du Budget, des Finances et de l’Économie. L’objectif est de s’assurer que le document répond efficacement aux besoins de la population et aux ambitions de développement économique et social du pays.
Une fois transmis au Sénat pour seconde lecture, le projet de loi de finances fera l’objet d’une analyse minutieuse pour garantir sa cohérence et sa pertinence. La chambre haute jouera un rôle clé dans le contrôle et l’équilibre des orientations budgétaires, assurant ainsi que le budget 2026 soutienne pleinement les objectifs de gouvernance responsable de développement durable et de sécurité pour l’ensemble des Togolais.
Par Ben AMSINI
