
Masina s’est réveillée samedi sous le signe d’une urgence écologique que plus personne ne peut ignorer. Dans ce quartier tentaculaire de l’Est de Kinshasa, les agents de la Brigade spéciale pour la protection de l’environnement et le bien-être social ont lancé une vaste opération de sensibilisation. Une mission cruciale pour une capitale où chaque déchet abandonné semble annoncer un futur étouffant malgré les efforts incessants des autorités urbaines.
À la tête de cette mobilisation, Marin Mutelesi, responsable de la brigade dans la zone de Tshangu, a rappelé la volonté farouche du gouvernement provincial : « La vision du Chef de l’État, portée par le gouverneur Daniel Bumba, exige une transformation urgente de nos habitudes. Nous devons guider la population vers des gestes simples, mais décisifs, pour empêcher Kinshasa de sombrer sous le poids de sa propre négligence. » A-t-il dit.
Sur le terrain, les équipes ont constaté des infractions environnementales devenues presque banales : dépôts sauvages, marchés pirates, encombrements incontrôlés, nuisances sonores. Autant de maux que la brigade dit vouloir combattre avec rigueur. « Nous appliquons les édits 003 et 005, et nous n’avons plus le luxe de fermer les yeux », insiste Mutelesi. Les scènes d’évacuation de marchands et de démantèlement de structures illégales ont rappelé à quel point la problématique reste enracinée depuis des décennies dans les habitudes de la capitale.
Au cœur de cette campagne, un message clair a été adressé aux habitants : suivre la dynamique impulsée par les autorités pour que Kinshasa devienne enfin une ville propre, viable et respirable. La brigade, bras opérationnel du gouvernorat, poursuit ainsi sa mission essentielle de protection de l’environnement et de défense du bien-être social, décidée à tenir la ligne malgré les résistances. Une bataille quotidienne, mais indispensable pour empêcher Kinshasa de basculer dans un chaos écologique.
Par Ben AMSINI
